Mes livres

Sur le seuil (Nouvelle)

Couv_Sur_le_Seuil“C’était en 1922, au début du mois d’octobre. Je me souviens qu’il faisait une chaleur anormale. La ville était moite, écrasée sous un ciel d’orage ; on attendait la pluie – elle ne venait pas. Le feuillage des arbres brunissait, les feuilles tombaient, et cependant promeneurs et badauds piqueniquaient encore à l’ombre des platanes. Quant à moi, je marchais vite, le long des allées, trop pressé de regagner mon appartement. Je n’ai jamais aimé le contact de mes semblables. Pour ce que je peux dire, la foule m’a toujours inspiré une espèce de répugnance. La promiscuité, la sueur, son odeur âcre… tout ceci me faisait fuir la compagnie de mon prochain – tout ceci était redoublé par la bâtardise de l’arrière saison.” […]

Lire sur le blog. Téléchargements : EPUBPDF


Le Connétable (Nouvelle)

COUV17_Le_Connetable“Le Connétable, en son temps, était un homme fameux. Il ne manquait jamais une occasion de faire parler de lui. De banquets en escarmouches, de batailles en cérémonies, il pavanait partout ses orgueilleuses moustaches et sa belle bedaine de ripailleur. Une lumière vive brillait au fond de son regard ; ses yeux, d’un noir profond, se posaient sur les êtres et les choses avec une assurance à toute épreuve. Il était le chef, on ne lui résistait pas. Grand ? Certes non. Fort ? Pas davantage. Mais cependant investi d’une telle fougue, d’une telle volonté, qu’il semblait à lui seul être capable de commander au Destin. Un geste de sa main et une ville était prise ; un mot de sa bouche, toutefois, et elle était sauvée.” […]

Lire sur le blog. Téléchargements : EPUBPDF


Nuit grise (Nouvelle)

COUV17_Nuit_griseÀ travers la vitre crasseuse de la chambre, le soleil se lève lentement. Il doit être cinq ou six heures du matin et les pâles rayons de l’aurore filtrent à travers les stores à demi-clos. À mesure que l’astre du jour progresse dans le ciel, le désordre de l’appartement, lui, sort de l’obscurité. Sur le bureau, des verres sales, gras, dégoutants ; des couverts pleins de sauce et une barquette qu’on a laissée là, fondre et moisir, toute seule. S’il fallait arrêter un seul et unique mot pour décrire l’ambiance qui règne dans la pièce, nous dirions : déchéance. Tout est abandonné, défait, démis, – à vomir.[…]

Lire sur blog. Téléchargements : EPUBPDF