En projet : Les Chroniques de Suxley Island

Tandis que mon recueil Nuits grises : histoires tristes et macabres parait cette semaine, il est temps que je m’attelle à un projet qui depuis longtemps me tient à coeur : Les Chroniques de Suxley Island. Le titre est provisoire, tout reste à faire, ou presque ; j’aimerais cependant vous parler de cette idée, qui, si le démon des écrivains est avec moi, débouchera sur une série de courts romans.

L’action se passe sur une île inventée de l’archipel anglo-normand : Suxley Island, dont votre serviteur a griffonné la carte en tête de cet article. L’époque à laquelle se déroule le récit n’est pas encore déterminée ; disons, entre 1870 et 1930. Il sera question d’enquêtes en tout genre, y compris paranormales, de meurtres, de vengeance, d’idéaux impossibles… Mais trêve de clavardage, voici du concret.

LE HÉROS : VIALA DELISLES 

Vingt-cinq ans bien tassés, Viala Delisles est né en France mais il habite Suxley Island, où il s’est exilé pour fuir ses dettes, contractées sur le continent. Il est le fils d’un riche amiral de la marine française, à qui il a tourné le dos. Il vit seul et sans le sou, très au-dessus de ses moyens. Sa garde-robe, très vaste, est la chose qu’il possède ; elle fait sa fierté de dandy. Au quotidien, Viala est proprement insupportable ; vaniteux, cynique, aigri, voire jaloux. Il veut réussir en littérature mais n’y parvient pas. Alors il écrit des histoires dans les journaux, subsistant tant bien que mal. Sans s’en rendre compte, Viala possède un don hors du commun : il est capable, par ses écrits de fiction, de prédire l’avenir. Difficile de savoir si le bougre est simplement très observateur et doté de capacités de déductions inconscientes, ou s’il est véritablement investi de pouvoirs magiques ; toujours est-il que la police l’a repéré, et requiert ses services.

L’ANTAGONISTE : MAGNUS MARTIAL 

Vous avez déjà croisé ce personnage dans ma nouvelle Sang sur les Blés. Fils illégitime d’un curé de campagne aux moeurs pour le moins dissolues, il est psychologiquement instable. Après avoir assassiné son père, il sombre dans une sorte de folie meurtrière et commet de multiples crimes, à travers toute l’Europe. Même après des années de forfaits, tous plus sanglants les uns que les autres, Magnus Martial est toujours en cavale. Pour une raison inconnue, il a constamment une longueur d’avance sur les autorités. Ce personnage est destiné à dévoiler ses secrets au fil de récit, c’est pourquoi je n’en dis pas davantage. À noter que d’autres éléments issus de mes nouvelles se retrouveront dans cette saga qui commence : je vous en parle tout de suite.

SUXLEY ISLAND ; PLUS QU’UN LIEU, UN PERSONNAGE ; PLUS QU’UN PERSONNAGE, UN LABEL 

Suxley Island a une part non négligeable dans l’histoire que je veux raconter, à telle enseigne qu’il y a de bonnes chances pour qu’elle lui donne son nom. Petite île de l’archipel anglo-normand, elle ne compte que cinquante-mille âmes. Bien qu’elle ne possède pas de ressources naturelles, elle fut fortifiée durant la guerre de Cent Ans et constitue depuis l’objet de nombreuses querelles entre la France et l’Angleterre, qui se disputent sa possession. Le congrès de Vienne trancha le problème en imposant que l’île soit cogérée par les deux nations, sous le régime du paréage. C’est-à-dire que la France et l’Angleterre nomment chacune un coprince, qui gouvernent ensemble ce petit territoire. Suxley Island est un personnage à part entière, qui aura à intervenir dans le cours du récit ; elle doit lui donner sa couleur, son ambiance… Il se peut, pour tout vous dire, qu’elle ait quelque chose à voir avec les diverses manifestations paranormales évoquées plus haut.  Je m’arrête là !

Au-delà du texte en lui-même, j’aimerais faire de Suxley une marque, une sorte de label, qui me permettrait d’identifier l’ensemble de mes publications appartenant au même univers. Comme je l’ai dit plus haut, c’est le cas de Sang sur les Blés, mais également d’une ou deux autres de mes nouvelles. Je ne sais pas encore quelle forme cela prendra. Peut-être une pseudo maison d’édition, à mon usage exclusif ? Nous verrons. Dans ce cas, ce serait un peu comme si tous les écrits relatifs au monde d’Harry Potter étaient publiés par la Gazette du Sorcier. J’aime cette idée de mise en abîme.

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D’après le lion de Suxley Island, symbole de l’île.

La saga devrait se décliner en plusieurs tomes, de cent-cinquante ou deux-cents pages chacun. C’est assez court : je tiens à ce que ces histoires se lisent rapidement, à la manière des Aventures de Sherlock Holmes. La premier texte que j’ai écrit était un interminable roman de plus de quatre-cents pages et le projet fut rapidement mis entre parenthèses – aujourd’hui, j’ai envie d’autre chose.

Voilà, j’ai conscience de ne pas en avoir dit beaucoup, mais j’espère que ces quelques indications vous ont mis l’eau à la bouche. Ce sont les prémices d’une longue aventure.

Je profite de cet article pour vous remercier du fond du coeur, vous qui me lisez, qui achetez mes nouvelles, commentez mon travail, le partagez, et parfois me soutenez financièrement. Bien sûr, nous ne sommes encore que peu nombreux, mais sacré bon sang, ça compte. Rien ne serait possible sans votre bienveillance.

Il ne me reste plus qu’à vous saluer bien bas, et vous dire à bientôt, sur Suxley Island


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Commentaires

2 comments on “En projet : Les Chroniques de Suxley Island”
  1. Jeanne dit :

    Tiens, je n’avais pas encore pris le temps de bien lire cet article, mais j’aime beaucoup l’idée de ce projet; j’ai hâte d’en découvrir davantage… Je devrais commencer par lire Sang sur les blés, qui est dans ma liseuse depuis plusieurs mois!

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    1. Encore une fois, tu me fais beaucoup d’honneur en t’intéressant à mon travail.

      Ça me fait penser qu’il faut que je mette à jour l’ebook de Sang sur les Blés ! Il y a eu quelques changements avec la publication de mon recueil. Rien de crucial, de mémoire j’ai simplement retiré la citation biblique qui introduit le texte et remplacé un vase en cristal par une bouteille de limonade : tu ne rates ni ne perds rien à lire l’ancienne version.

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